Les soins virtuels gagnent en popularité, mais les cliniciens ont besoin d’outils modernes

Par Rashaad Bhyat

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, j’ai été estomaqué de la rapidité avec laquelle les événements se sont déroulés. Le virus s’est propagé à toute vitesse, mais la réaction a été tout aussi rapide. Dans le domaine de la santé numérique, on a pu, par une solide collaboration et un leadership de tous les instants, mettre en place des politiques en seulement quelques semaines alors qu’il faut habituellement y consacrer des années.

older male doctor using laptop on desk

Pourtant, dans certains cas, la technologie existante n’était pas suffisamment évoluée pour satisfaire à notre empressement à mettre en place les soins virtuels. Tout au long de la pandémie, les cliniciens ont dû se débrouiller avec les ressources qu’ils avaient sous la main : le téléphone, les discussions sur vidéo et toute une panoplie d’outils numériques de rechange. Si ces solutions ont permis, malgré leurs lacunes, de composer avec une crise aiguë, il nous faudra perfectionner nos outils et nos méthodes si nous voulons que les soins virtuels demeurent au goût du jour une fois l’épidémie derrière nous.

Compte tenu de cette situation, il n’est pas étonnant que j’aie pu observer un regain d’intérêt envers PrescripTIonMD, le service national d’ordonnances électroniques du Canada. La transmission en toute souplesse des ordonnances entre le dossier médical électronique (DME) et le système de gestion de la pharmacie (SGP) fait en sorte que les cliniciens n’ont pas à multiplier leurs tâches. Et il ne s’agit pas d’un pis-aller : c’est une solution intégrée, beaucoup plus sûre que le téléphone et le télécopieur.

Les médecins qui ont été parmi les premiers à adopter PrescripTIonMD sont passés relativement sans heurts à un modèle de soins à prédominance virtuelle, tout à fait adapté à la nouvelle réalité des patients. En effet, la transmission des ordonnances sans papier convient parfaitement aux consultations virtuelles et facilite la distanciation physique. La messagerie électronique sécurisée est par ailleurs une solution de communication moderne pour les échanges entre les prescripteurs et les pharmaciens. Les questions et éclaircissements au sujet des ordonnances peuvent circuler en toute facilité entre le DME et le SGP, éliminant les incessantes tentatives de se joindre au téléphone et facilitant la gestion des médicaments pour le patient.

À long terme, la croissance des soins virtuels fera de l’ordonnance électronique un outil incontournable de la trousse du clinicien moderne. Puisqu’une seconde vague de la COVID-19 pourrait déferler à l’automne, les outils de santé numériques continueront de jouer un rôle vital dans le soutien de notre réseau de la santé. Au cours des derniers mois, l’implantation des soins virtuels au Canada a progressé à pas de géant, mais nous devons nous assurer de ne pas régresser vers un statu quo dépassé.

La pandémie a bouleversé nos façons de faire, mais elle nous a aussi poussés à innover sans tarder. Nous avons tous réussi à nous débrouiller avec les ressources que nous avions sous la main, mais nous devons maintenant nous assurer d’avoir les bons outils pour faire le travail. Et avec des outils de santé numériques comme l’ordonnance électronique, nous pouvons aider notre réseau de la santé à aller de l’avant, pendant la crise et par la suite.


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À propos de l'auteur
Rashaad Bhyat

Rashaad Bhyat

Le Dr Rashaad Bhyat est responsable de l'engagement des cliniciens chez Inforoute Santé du Canada. Médecin de famille et grand adepte de la santé numérique, il conseille Inforoute depuis 2011 sur des sujets tels que les soins virtuels, l'adoption et l'optimisation du DME, l'ordonnance électronique, la télésurveillance des patients et l'accès des patients à leurs dossiers médicaux. Il exerce actuellement dans une clinique de médecine familiale dotée d'un DME dans la région du Grand Toronto.