Un outil de communication rapide et efficace pour des soins sûrs et efficients

Par Tarek Hussein

Les patients, particulièrement ceux qui sont aux prises avec des problèmes complexes, ne consultent rarement qu’un seul professionnel de la santé. En général, ils voient un médecin de soins primaires, un spécialiste ou un médecin à l’urgence, puis se font recommander des analyses diagnostiques ou prescrire des médicaments. Pour que les soins soient sûrs et efficaces, tous les membres de l’équipe de soins doivent pouvoir communiquer avec autant de rapidité que de facilité.

Et pour des pharmaciens comme moi, ça devient encore plus important maintenant que la portée de notre pratique s’élargit. En effet, les pharmaciens de l’Ontario pourront dès janvier prochain évaluer et traiter des problèmes de santé mineurs.

Comme pharmaciens, nous avons les connaissances nécessaires pour étendre notre rôle dans les soins, un rôle que nous avons toujours assumé lorsqu’il le fallait, par exemple pour la vaccination contre la grippe et d’autres maladies. En Alberta, au Québec et en Nouvelle-Écosse, le champ d’exercice des pharmaciens leur accorde déjà plus de pouvoirs de gestion de cas et de prescription. Les pharmaciens de la Saskatchewan et du Nouveau-Brunswick ont de leur côté des pouvoirs de prescription et d’adaptation des médicaments plus larges.

Compte tenu du rôle plus important du pharmacien, il nous faut plus que jamais être capables de communiquer rapidement et efficacement avec nos collègues cliniciens. Ces communications doivent ensuite pouvoir être facilement consultées dans l’historique du patient.

Pourtant, la santé est l’une des rares industries à encore se fier résolument au télécopieur. Les professionnels de la santé utilisent cette technologie dépassée pour envoyer des requêtes d’analyses, des résumés de consultation et des ordonnances. Et quand un pharmacien a une question à poser au sujet d’une ordonnance, que fait-il? Il la télécopie au médecin et attend la réponse, parfois pendant des heures.

L’avènement de la télécopie électronique n’a aucunement amélioré la situation puisqu’il s’agit toujours d’une télécopie. Celle-ci arrive encore à la pharmacie sous forme d’image, et il faut tout de même entrer l’information dans notre système de gestion de la pharmacie (SGP).

Les télécopies peuvent se perdre, ce qui entraîne retards et frustration. Elles comportent aussi des risques de fraude. Les communications échangées par télécopieur entre les prescripteurs et les pharmaciens au sujet de l’ordonnance d’un patient peuvent facilement passer inaperçues dans le dossier de celui-ci.

C’est pourquoi j’étais impatient d’adopter l’ordonnance électronique; j’ai été parmi les premiers à utiliser l’outil PrescripTIonMC d’Inforoute Santé du Canada, un service national d’ordonnances électroniques. Lorsque la pharmacie récupère une nouvelle ordonnance via PrescripTIonMC, nous n’avons plus à transcrire l’information dans notre système : les champs se remplissent automatiquement dans le dossier du patient.

Pour qu’un pharmacien puisse dispenser un médicament, l’ordonnance doit respecter des normes précises et comporter plusieurs renseignements sur le patient et le prescripteur. S’il manque quoi que ce soit, nous ne sommes pas autorisés à l’exécuter. Malheureusement, à la moindre erreur, si minime soit-elle, nous devons demander une correction ou des précisions, ce qui peut se révéler particulièrement difficile si le prescripteur est un médecin d’un service d’urgence ou d’une clinique sans rendez-vous. Grâce à l’ordonnance électronique, les renseignements nécessaires à la prescription s’insèrent automatiquement dans les champs requis. De mon côté, lorsque je reçois l’ordonnance, l’information dont j’ai besoin pour l’exécuter est versée automatiquement dans les bons champs.

Il me faut donc moins de temps pour exécuter les ordonnances, un avantage pour ma pharmacie comme pour mes patients.

J’ai besoin d’éclaircissements au sujet d’une ordonnance? Je ne manque plus d’appels téléphoniques ni n’attends après des télécopies, parce que j’utilise plutôt l’outil de communications cliniques de PrescripTIonMC. C’est facile, c’est rapide et, par-dessus tout, la communication est associée au dossier du patient contenu dans le dossier médical électronique (DME) et le système de gestion de la pharmacie (SGP).

Comme les soignants de deuxième rang dont font partie les pharmaciens participent de plus en plus près aux soins des patients, la fonctionnalité de messagerie sécurisée et l’intégration au DME augmentent l’efficacité et la fiabilité de leurs communications avec les membres du cercle de soins : toute l’équipe de soins est donc informée sans délai du moindre changement apporté au plan de soins du patient.

Je suis si enthousiaste à propos de PrescripTIonMC et de l’ordonnance électronique que j’ai décidé de participer au programme Question à un pair et de me joindre à son équipe. Vous avez une question à propos de l’ordonnance électronique? Envoyez-la-nous!


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À propos de l'auteur
Tarek Hussein

Tarek Hussein

Pharmacien de première ligne, communautaire, clinique et offrant le service de préparations magistrales, Tarek Hussein est aussi cofondateur de la pharmacie Weller de Kingston, en Ontario. Il offre toute la panoplie des services pharmaceutiques, dont la préparation de spécialités magistrales, la pharmacothérapie et la gestion des maladies, la vaccination, les tests en points de service et les tests en pharmacogénétique, la dé-prescription ainsi que la prescription de médicaments pour des affections mineures et l’abandon du tabac. Il se passionne pour la santé numérique, la prescription sociale et la sécurité des patients.