Semaine de la santé mentale 2021 : Soutenir les jeunes par des services électroniques en santé mentale

Par Ellie Yu

La pandémie de COVID-19 n’a pas menacé que la santé physique de la population : elle a aussi affecté sa santé mentale. Selon une étude menée par Inforoute, les besoins en santé mentale augmentent, et 21 % des Canadiens ont déclaré l'an dernier que leur santé mentale était correcte ou piètre, comparativement à 17 % en 2019.

Les enfants et les jeunes ne sont pas à l’abri des effets indésirables de la pandémie sur la santé mentale. Une étude réalisée par SickKids a révélé que 70 % des enfants et des jeunes interrogés ont signalé que leur santé mentale s’était détériorée durant les confinements du printemps 2020. L’étude a aussi montré que le stress généré par l’isolement social est le plus important facteur de risque de détérioration de la santé mentale chez les enfants et les jeunes.

Tandis que les Canadiens continuent d’appliquer la distanciation physique, trouver d’autres façons d’entrer en relation peut contribuer à préserver la santé mentale. Bien des jeunes naviguent déjà en toute aisance dans l’univers virtuel, et les outils électroniques en santé mentale peuvent être pour eux un moyen commode et accessible d’obtenir de l’aide. Dans une récente analyse (qui sera publiée sous peu) des réponses à un sondage effectué auprès des utilisateurs du service d’aide par texto Jeunesse, J'écoute, 96 % des répondants conviennent qu’il leur a été facile d’utiliser ce service. Et tandis que la pandémie se poursuit, ils sont également plus nombreux à se tourner vers les outils électroniques en santé mentale. En février 2020, Jeunesse, J’écoute comptait 27 585 utilisateurs. En août 2020, ce nombre avait augmenté à 40 428.

Depuis ce sondage, les chiffres ont encore augmenté. Au 31 mars 2021, le service dénombrait depuis son lancement 199 625 utilisateurs.

La COVID-19 a compliqué l’obtention d’un soutien en personne, mais les outils numériques peuvent y remédier. Près de la moitié des répondants au sondage ont signalé se sentir « moins dépassés » et « moins seuls » grâce à leurs conversations avec Jeunesse, J'écoute. Un sur trois déclarait avoir « retrouvé un peu d’espoir ». Lorsqu’on leur demandait ce qu’ils auraient fait si le service n’avait pas été accessible, 40 % d’entre eux disaient qu’ils auraient simplement négligé le problème, et 38 %, qu’ils n’en auraient parlé à personne.

Et comme le répète cette année l’Association canadienne pour la santé mentale tout au long de la Semaine de la santé mentale, parler ouvertement de ses sentiments est un atout pour l’équilibre mental. Tandis que les Canadiens de tous âges continuent de subir le stress associé à la pandémie de COVID-19, les outils électroniques en santé mentale peuvent les aider à parler et à chercher et obtenir de l’aide.

Vous pouvez visiter le portail Espace mieux-être Canada et consulter la collection d'outils numériques en santé mentale du Centre de toxicomanie et de santé mentale et Ressources autour de moi de Jeunesse, J'écoute pour trouver d’autres solutions de soutien en santé mentale. Renseignez-vous sur la Semaine de la santé mentale et utilisez le mot-clic #ParlerPourVrai sur les médias sociaux pour poursuivre la conversation.


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À propos de l'auteur
Ellie Yu

Ellie Yu

Ellie Yu est analyste du rendement chez Inforoute Santé du Canada; elle facilite la prise de décisions d’affaires, en analysant des données et des renseignements organisationnels, en vue de justifier l’adoption des solutions de santé numériques et les investissements connexes. Elle détient un doctorat en politique de la santé de l’Université McMaster.