Partager :

Mythes sur la santé numérique

La santé numérique transforme la façon dont les Canadiens accèdent aux soins de santé. En effet, ils sont de plus en plus nombreux à pouvoir consulter leurs antécédents médicaux en ligne, communiquer avec leur professionnel de la santé de façon virtuelle et prendre des rendez-vous médicaux par voie électronique. La santé numérique a également transformé le travail des cliniciens, qui peuvent maintenant obtenir l'information sur leurs patients quand ils en ont besoin. Et ces patients bénéficient peut-être eux aussi d'un accès à leurs renseignements médicaux. Évidemment, cette nouvelle réalité apporte son lot d'incertitudes et de questionnements — qui ne sont pas toujours fondés — au sujet des répercussions de la santé numérique sur les Canadiens de même que sur les cliniciens. Le temps est donc venu de rétablir les faits. Chaque semaine sur cette page, nous ferons tomber un mythe sur la santé numérique.

Mythe de la semaine

Mythe :  Mon médecin reçoit déjà toute l'information dont il a besoin pour me traiter.

Réalité : Il reste encore du travail à faire pour relier toutes les sources d'information.En effet, selon une étude portant sur les interactions avec les patients, il manquerait des renseignements cliniques pertinents (information sur les consultations/congés antérieurs, notes de spécialistes, images diagnostiques, résultats d'analyses de laboratoire) au cours d’une interaction sur cinq dans le secteur des soins primaires et d’une interaction sur trois dans le milieu des soins de longue durée. Or, le manque d'information clinique essentielle au moment des consultations a une incidence sur la sécurité et l'expérience des patients, sur la capacité des cliniciens de fournir des soins optimaux, de même que sur les coûts de l'ensemble du réseau de la santé.

Source : Bridging the information gaps during patient encounters across care settings (Publication en instance). Voir aussi : http://bit.ly/2tz5FS0.

Avez-vous besoin de notre aide pour dissiper un mythe sur la santé numérique? Communiquez avec nous.

Vous nous avez demandé de faire tomber certains mythes — voyez les maintenant.

Autres mythes sur la santé numérique

Mythe :  S'ils permettent à leurs patients de prendre des rendez-vous en ligne, les cliniciens vont perdre le contrôle de leur calendrier de rendez-vous et ne pourront plus accepter les cas urgents.

Réalité : La prise de rendez-vous électronique permet aux cliniciens de personnaliser leur calendrier de rendez-vous en fonction de leurs besoins et de leur modèle de pratique. Cette technologie leur permet aussi de réduire le nombre de rendez-vous manqués grâce à l'envoi de rappels aux patients, de libérer du personnel qui pourra être affecté à d'autres tâches et d'accroître la satisfaction des patients.

Source : Livre blanc – Aperçu de la valeur, des avantages et des principaux enjeux associés à la prise de rendez-vous électronique. Adoption, utilisation et effets d'un système électronique de prise de rendez-vous médical : Résultats d'un projet vitrine au Québec.

Mythe : Je n'ai pas le droit d'accéder à mon dossier de santé.

Réalité :  Votre professionnel de la santé est le dépositaire de votre dossier de santé, et, à ce titre, il a la responsabilité d’en faire une utilisation et une gestion appropriées. Toutefois, l'information qui s'y trouve vous appartient et vous avez le droit de la consulter. Pour ce faire, vous pouvez présenter une demande d'accès officielle (comme le prévoit la loi), mais bon nombre de dépositaires se feront un plaisir de vous montrer vos renseignements médicaux si vous le leur demandez directement. D'ailleurs, un grand nombre d'entre eux offrent des portails ou des systèmes de dossiers de santé personnels auxquels les patients peuvent accéder en ligne quand ils le veulent.

Pour plus d’information à ce sujet, voir les pages : http://bit.ly/2jMnnLz et http://bit.ly/1P0XByI

Mythe : Le Canada a dépensé des millions de dollars en santé numérique, sans le moindre résultat.

Réalité :  La santé numérique a fait des progrès importants ces dernières années, et 93,8 % des composantes de base des dossiers de santé des Canadiens sont maintenant accessibles sous forme numérique. Grâce à la santé numérique, les Canadiens deviennent des membres à part entière de leur équipe de soins, les cliniciens prennent des décisions plus éclairées et le réseau de la santé gagne en efficience. Enfin, la santé numérique a procuré des avantages estimés à 16 milliards de dollars depuis 2007.

Source : Rapport annuel d'Inforoute Santé du Canada 2015-2016 : La santé numérique au cœur des discussions

Mythe : Si les patients consultent leurs résultats d'analyses en ligne avant d'avoir vu leur médecin, ils seront trop inquiets.

Réalité : Les patients qui obtiennent leurs résultats en ligne ne sont pas plus inquiets que ceux qui attendent d'en être informés en personne. Selon une étude, 93 % des patients qui bénéficiaient d'un accès en ligne aux résultats de leurs analyses de laboratoire estimaient pouvoir discuter de façon plus éclairée avec leur médecin. De plus, les patients atteints d'une ou de plusieurs maladies chroniques qui disposaient d'un tel accès avaient moins tendance à se dire inquiets.

Pour plus d'information à ce sujet, voir la page : Mák G., Smith Fowler H., Leaver C., Hagens S. et Zelmer J. « The Effects of Web-Based Patient Access to Laboratory Results in British Columbia: A Patient Survey on Comprehension and Anxiety », J Med Internet Res, 2015;17(8):e191 DOI: 10.2196/jmir.4350.

Mythe : Le gouvernement et les assureurs auront accès à mes dossiers de santé numériques.

Réalité : Au Canada, chaque province et chaque territoire ont adopté des lois sur la protection des renseignements personnels sur la santé. Aux termes de ces lois, le gouvernement et les assureurs ne sont pas autorisés à consulter les renseignements contenus dans vos dossiers de santé numériques qui leur permettraient de vous identifier. Vos données personnelles ne pourraient être divulguées au gouvernement ou aux assureurs que dans des circonstances bien particulières (et uniquement à des fins légitimes), par exemple en cas d'urgence de santé publique, ou si vous avez fourni votre consentement à cet égard.

Pour plus d'information à ce sujet, voir la page : www.enmeilleuresanteensemble.ca/protection-des-renseignements-personnels.

Mythe : Les soins reçus au cours d'une visite virtuelle sont de moins bonne qualité que ceux donnés en personne.

Réalité : Bien que des consultations en personne soient nécessaires dans certains cas, il y a de nombreuses situations où les visites virtuelles peuvent offrir des soins de qualité équivalente. Dans une récente étude menée en Colombie-Britannique, 79 % des répondants qui avaient eu une visite virtuelle disaient avoir reçu des soins de qualité équivalente à celle des soins donnés en personne, tandis que 91 % des répondants ont déclaré que la visite virtuelle leur avait permis de régler le problème de santé qui les avait amenés à consulter.

Source : Les visites virtuelles en Colombie-Britannique : Analyse du sondage des patients et des entrevues réalisées auprès des médecins, 2015

Mythe : Quand il y a un ordinateur dans la salle d'examen, la relation entre le patient et son médecin en souffre.

Réalité : La technologie ne diminue en rien la qualité des interactions avec les patients.

Au contraire, les dossiers électroniques fournissent au médecin des renseignements complets sur le patient, y compris ses antécédents médicaux. Près des deux tiers (65 %) des médecins qui utilisent des dossiers électroniques disent avoir constaté une certaine ou une nette amélioration de la qualité des soins depuis l’adoption de ce type de technologie.

Source : Les perceptions à l'égard des interactions entre les patients et les professionnels de la santé http://bit.ly/2jMxmQH. Sondage national des médecins 2014.

 

Mythe :  L'arrivée des visites virtuelles signifie que je ne pourrai plus voir mon médecin en personne.

Réalité :  Les consultations en personne resteront au cœur de la prestation des soins primaires, mais il arrive parfois qu'une visite en personne ne soit pas nécessaire.

Selon des recherches, les patients qui optent pour des visites virtuelles le font pour gagner du temps, accéder plus rapidement aux soins et éviter de s’absenter du travail. De plus, les visites virtuelles facilitent la continuité des soins pour les gens qui habitent dans des régions éloignées, puisqu’elles leur épargnent bien des déplacements.

Source Les visites virtuelles en Colombie-Britannique : Analyse du sondage des patients et des entrevues réalisées auprès des médecins, 2015

Mythe : La santé numérique va marginaliser les populations qui n'ont pas accès à Internet.

Réalité : Pour beaucoup de Canadiens, l'accès aux soins demeure difficile, et les soins virtuels sont un excellent moyen de remédier à ce problème.

La santé numérique peut même contribuer à réduire la marginalisation des personnes à mobilité réduite. Par exemple, au Canada, il existe des initiatives et des programmes novateurs qui munissent les participants de téléphones intelligents ou d'équipement de télésurveillance pour favoriser l'accès aux soins chez certaines populations.

Pour plus d’information à ce sujet, voir les pages : http://bit.ly/2lXwgYw, http://bit.ly/2nkBeyV et http://bit.ly/2mK3JV7.

 

Mythe : Les patients ne veulent pas connaître leurs renseignements médicaux et ne trouveront pas cette information utile.

Réalité : Au Canada, 69 % des gens qui ne disposent pas encore d'un accès en ligne à leurs dossiers médicaux aimeraient en avoir un.

Qui plus est, ceux qui bénéficient d’un tel accès le jugent très utile. De fait, une étude révèle que 94 % des utilisateurs d'un portail-patients s’estiment chanceux de pouvoir consulter leurs renseignements médicaux en ligne. Et 74 % des Canadiens affirment qu'un accès à la santé numérique leur permet d'avoir des discussions plus éclairées avec leur médecin.

Source Relier les patients pour favoriser leur santé, 2016. myCARE – Évaluation des avantages et rapport final, Group Health Centre, 2016.

Mythe : Jusqu'à présent, il y a eu peu de progrès, voire aucun, en santé numérique au Canada.

Réalité : Actuellement, 93,8 % des composantes de base des dossiers de santé des Canadiens sont accessibles sous forme numérique.

De plus, en 2015, 73 % des médecins de famille canadiens utilisaient un dossier médical électronique (DME), ce qui représente une hausse de 23 % par rapport à 2006. Par ailleurs, l’accessibilité des services de santé numériques destinés au grand public a plus que doublé entre 2014 et 2016.

Source : Rapport annuel d'Inforoute Santé du Canada 2015-2016 : La santé numérique au cœur des discussions. Relier les patients pour favoriser leur santé, 2016. Voir aussi : http://bit.ly/2fG8mJl

 

Mythe : La santé numérique, c'est seulement pour les professionnels de la santé.

Réalité : Au Canada, 69 % des gens qui ne disposent pas encore d'un accès en ligne à leurs dossiers médicaux aimeraient avoir un tel accès.

L’accessibilité des services de santé numériques destinés au grand public a plus que doublé entre 2014 et 2016. Un patient qui dispose d’un accès rapide à ses renseignements médicaux est plus engagé dans ses soins et a plus de pouvoir sur sa santé, deux aspects qui améliorent directement la gestion des maladies chroniques.

Source : Relier les patients pour favoriser leur santé, 2016. « The Case for the Connected Patient », Health Care Information Management & Communications Canada : http://bit.ly/2n4PRpZ. Voir aussi : http://bit.ly/2fG8mJl

Mythe : La santé numérique, c’est seulement pour les jeunes et les mordus de technologies.

Réalité : Les Canadiens, y compris les personnes âgées, sont des gens très branchés : 88,5 % des ménages canadiens ont un accès à Internet.

La santé numérique, et plus particulièrement les télésoins à domicile, constitue un excellent moyen d'améliorer les soins destinés aux personnes âgées. Dans un sondage où le répondant moyen était âgé de 75 à 84 ans, 98,3 % des participants à un programme de télésoins à domicile se disaient satisfaits des soins reçus. Par ailleurs, l’accessibilité des services de santé numériques destinés aux Canadiens a plus que doublé entre 2014 et 2016.

Source : Internet Live Stats : http://bit.ly/1WSWBPv. Résumé du sondage sur l'expérience des patients – Programme de télésoins à domicile d’OTN, 2016. Relier les patients pour favoriser leur santé, 2016.

 

Mythe : Je ne comprendrais pas mes résultats d'analyses de laboratoire si j'y avais accès en ligne; ils sont trop compliqués.

Réalité : Dans une étude, 76 % des patients qui consultaient leurs résultats d'analyses de laboratoire en ligne pour la première fois estimaient être capables de bien les interpréter.

De plus, cette étude a révélé que les patients qui obtiennent leurs résultats en ligne ne sont pas plus inquiets que ceux qui en sont informés autrement. De fait, les gens atteints de maladies chroniques se sentent plus rassurés quand ils peuvent consulter leurs résultats en ligne. Un patient qui dispose d’un accès rapide à ses résultats d'analyses de laboratoire est plus engagé dans ses soins et a plus de pouvoir sur sa santé, deux aspects qui améliorent directement la gestion des maladies chroniques.

Source : Mák G., Smith Fowler H., Leaver C., Hagens S. et Zelmer J. « The Effects of Web-Based Patient Access to Laboratory Results in British Columbia: A Patient Survey on Comprehension and Anxiety », J Med Internet Res, 2015;17(8):e191 DOI: 10.2196/jmir.4350

Dissipons les mythes que vous nous avez soumis

Nous vous avons demandé de nous proposer des mythes sur la santé numérique que nous devrions faire tomber. Voici ceux que vous nous avez soumis.

Mythe : L’efficacité des applications de santé numériques n'a pas été prouvée.

Nous avons demandé au Dr Kendall Ho si les applications de santé numériques étaient réellement efficaces. Lisez sa réponse sur notre blogue.

Mythe : Les médecins qui utilisent des dossiers médicaux électroniques (DME) voient moins de patients par jour que ceux qui utilisent des dossiers papier.

Réalité : Même si la mise en service des DME dans les cabinets de médecins peut en ralentir les activités, des études réalisées au Canada révèlent que les DME ne ralentissent pas le rythme auquel un médecin peut voir ses patients. Une étude, qui examinait les facturations avant et après l’adoption du DME, n’a révélé aucune diminution des facturations ou des paiements versés par le gouvernement pour les consultations. Selon une autre étude, qui portait de son côté sur les finances des cabinets de médecins, des gains d’efficience dans le déroulement du travail se produisaient rapidement dans ces cabinets, à mesure que le temps de travail du personnel était réaménagé : la proportion du temps passé activement par les cliniciens à prendre soin des patients augmentait, tout comme les revenus nets des cliniques. En moyenne, celles ci récupèrent l’investissement consenti pour la mise en service du DME en dix mois.

Les DME procurent aussi des avantages à l’ensemble du réseau de la santé, dont une réduction du nombre de cas de réactions indésirables à un médicament et d’analyses et examens inutilement répétés.

Source : « Effects of implementing electronic medical records on primary care billings and payments: a before–after study: http://bit.ly/2rdqa4Q . », « Return on Investment in Electronic Health Records in Primary Care Practices: A Mixed-Methods Study: http://bit.ly/1u37zTv », « Les nouveaux avantages provenant de l’utilisation du dossier médical électronique dans les cabinets de médecins ─ Résumé »

En meilleure santé. Ensemble. : Le point de vue d'une citoyenne — à lire sur notre blogue post. https://t.co/LTHE4K6L2E

par Inforoute,

logo inv fr

La santé numérique à votre service.

 

Transformer les soins de santé au Canada grâce aux technologies de l’information sur la santé.

Nous joindre

Demandes de renseignements généraux

Tél. : 416-979-4606
Sans frais : 1-888-733-6462

Questions concernant InfoCentral

Tél. : 416-595-3417
Sans frais : 1-877-595-3417

Approvisionnement

Tél. : 514-868-0550

Demandes de renseignements des médias

Tél. : 416-595-3424
Sans frais : 1-888-733-6462