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Mythes sur la santé numérique

La santé numérique transforme la manière dont les Canadiens accèdent aux soins de santé. En effet, ils sont de plus en plus nombreux à pouvoir consulter leurs antécédents médicaux en ligne, communiquer avec leur professionnel de la santé de façon virtuelle et prendre des rendez-vous médicaux par voie électronique. La santé numérique a également transformé le travail des cliniciens, qui peuvent maintenant obtenir l'information sur leurs patients quand ils en ont besoin. Et ces patients bénéficient peut-être eux aussi d'un accès à leurs renseignements médicaux. Évidemment, cette nouvelle réalité apporte son lot d'incertitudes et de questionnements — qui ne sont pas toujours fondés — au sujet des répercussions de la santé numérique sur les Canadiens de même que sur les cliniciens. Inforoute a donc décidé de rétablir les faits.

Mythe : Je ne comprendrais pas mes résultats d'analyses de laboratoire si j'y avais accès en ligne; ils sont trop compliqués.

Réalité : Dans une étude, 76 % des patients qui consultaient leurs résultats d'analyses de laboratoire en ligne pour la première fois estimaient être capables de bien les interpréter.

De plus, cette étude a révélé que les patients qui obtiennent leurs résultats en ligne ne sont pas plus inquiets que ceux qui en sont informés autrement. De fait, les gens atteints de maladies chroniques se sentent plus rassurés quand ils peuvent consulter leurs résultats en ligne. Un patient qui dispose d’un accès rapide à ses résultats d'analyses de laboratoire est plus engagé dans ses soins et a plus de pouvoir sur sa santé, deux aspects qui améliorent directement la gestion des maladies chroniques.

Source : Mák G., Smith Fowler H., Leaver C., Hagens S. et Zelmer J. « The Effects of Web-Based Patient Access to Laboratory Results in British Columbia: A Patient Survey on Comprehension and Anxiety », J Med Internet Res, 2015;17(8):e191 DOI: 10.2196/jmir.4350

Mythe : Les soins reçus au cours d'une visite virtuelle sont de moins bonne qualité que ceux donnés en personne.

Réalité : Bien que des consultations en personne soient nécessaires dans certains cas, il y a de nombreuses situations où les visites virtuelles peuvent offrir des soins de qualité équivalente. Dans une récente étude menée en Colombie-Britannique, 79 % des répondants qui avaient eu une visite virtuelle disaient avoir reçu des soins de qualité équivalente à celle des soins donnés en personne, tandis que 91 % des répondants ont déclaré que la visite virtuelle leur avait permis de régler le problème de santé qui les avait amenés à consulter.

Source : Les visites virtuelles en Colombie-Britannique : Analyse du sondage des patients et des entrevues réalisées auprès des médecins, 2015

Mythe : La santé numérique va marginaliser les populations qui n'ont pas accès à Internet.

Réalité : Le Canada compte parmi les pays les plus branchés au monde, et plus de 90 % de sa population a accès à Internet. De plus, pour bien des Canadiens, l'accès aux soins demeure difficile, et les soins virtuels sont un excellent moyen de remédier à ce problème.

Il existe également au pays des initiatives et des programmes novateurs qui munissent les participants de téléphones intelligents ou d'équipement de télésurveillance pour favoriser l'accès aux soins dans certaines populations.

Source : Dossier documentaire sur Internet au Canada, 2018, L’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI), https://bit.ly/2N4BfTI. Pour en savoir plus, consultez : http://bit.ly/2lsEVgR, https://bit.ly/2MpaUQL et https://bit.ly/2z0zqyS.

Mythe : La santé numérique, c’est seulement pour les jeunes et les mordus de technologies.

Réalité : Les Canadiens, y compris les aînés, sont des gens très branchés : 90 % des ménages du pays ont accès à Internet, et 74 % des plus de 55 ans possèdent un téléphone intelligent ou une tablette.

La santé numérique, et plus particulièrement les télésoins à domicile, constitue aussi un excellent moyen d'améliorer les soins destinés aux aînés. Les télésoins à domicile peuvent aider les aînés aux prises avec une maladie chronique en améliorant leur qualité de vie et en réduisant le nombre de leurs visites à l’urgence et de leurs hospitalisations.

Source : Diffusion de la santé connectée au Canada – Rapport final, septembre 2017. Dossier documentaire sur Internet au Canada, 2018, L’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI), https://bit.ly/2N4BfTI. Voir aussi : https://bit.ly/2yXK613.

Mythe : Si les patients consultent leurs résultats d'analyses en ligne avant d'avoir vu leur médecin, ils seront trop inquiets.

Réalité : Les patients qui obtiennent leurs résultats en ligne ne sont pas plus inquiets que ceux qui attendent d'en être informés en personne. Selon une étude, 93 % des patients qui bénéficiaient d'un accès en ligne aux résultats de leurs analyses de laboratoire estimaient pouvoir discuter de façon plus éclairée avec leur médecin. De plus, les patients atteints d'une ou de plusieurs maladies chroniques qui disposaient d'un tel accès avaient moins tendance à se dire inquiets.

Pour plus d'information à ce sujet, voir la page : Mák G., Smith Fowler H., Leaver C., Hagens S. et Zelmer J. « The Effects of Web-Based Patient Access to Laboratory Results in British Columbia: A Patient Survey on Comprehension and Anxiety », J Med Internet Res, 2015;17(8):e191 DOI: 10.2196/jmir.4350.

Mythe :  Les médecins seront inondés d'appels si les patients ont accès en ligne à leurs résultats d'analyses de laboratoire.

Réalité : Les patients qui ont accès en ligne à leurs résultats d'analyses de laboratoire sont moins susceptibles de téléphoner à leur médecin pendant qu'ils attendent cette information et ont moins tendance à demander une consultation en personne au sujet de leurs résultats. Par ailleurs, les patients qui disposent d'un accès à leurs renseignements médicaux à partir d'un portail-patients sont moins enclins à téléphoner à leur médecin ou à présenter des demandes d'information; une étude ontarienne fait état d'une baisse de 61 % du nombre de demandes d'information après la mise en service d'un portail-patients.

Source : Impacts of direct patient access to laboratory results – Final Report, août 2015, Société de recherche sociale appliquée (SRSA) (en anglais seulement). Rapport d’évaluation des avantages du portail-patients HealthCheck d’Ontario Shores (en anglais seulement), 2016. Voir aussi : Évaluation des avantages de myCARE du Group Health Centre (en anglais seulement), 2016.

Mythe : Les patients ne veulent pas connaître leurs renseignements médicaux et ne trouveront pas cette information utile.

Réalité : À l’heure actuelle, 79 % des Canadiens disent pouvoir ou vouloir accéder à leur information médicale en ligne.

Qui plus est, ceux qui bénéficient d’un tel accès le jugent très utile. Selon une étude, 94 % des utilisateurs d’un portail apprécient pouvoir consulter leurs renseignements médicaux en ligne. Selon une autre étude, 74 % des Canadiens ayant un accès à la santé numérique se disent mieux en mesure d’avoir des discussions éclairées avec leur médecin.

Source : Relier les patients pour favoriser leur santé, 2018. myCARE Benefits Evaluation and Final Report, Group Health Centre, 2016.

Mythe : La santé numérique, c'est seulement pour les professionnels de la santé.

Réalité : 50 % des Canadiens affirment avoir déjà accès à au moins un service de santé en ligne, comme la visualisation de leur information médicale ou la prise de rendez-vous avec un médecin.

Un patient qui dispose d’un accès rapide à ses renseignements médicaux est plus engagé dans ses soins et a plus de pouvoir sur sa santé, ce qui améliore directement la gestion des maladies chroniques. En fait, les patients engagés utilisent moins les urgences et les services après les heures normales.

Source : Rapport annuel 2018-2019, Inforoute Santé du Canada. Sondage de suivi annuel de 3029, Inforoute Santé du Canada. Voir aussi : http://bit.ly/2n4PRpZ et http://bit.ly/2MUORAK.

Mythe : Jusqu'à présent, il y a eu peu de progrès, voire aucun, en santé numérique au Canada.

Réalité : 85 % des médecins de famille du pays utilisaient un dossier médical électronique (DME) en 2017, par rapport à 23 % en 2006.

On estime à 330 000 le nombre de professionnels de la santé qui utilisent de l’information de santé connectée dans l’ensemble des provinces et des territoires. Au moins 7 Canadiens sur 10 peuvent maintenant accéder à certaines parties de leur dossier médical, par rapport à 2 sur 10 en 2015.

Source : Étude d'évaluation des avantages de l'information de santé connectée au Canada, Enquête de l’AMC auprès de l’effectif médical, http://bit.ly/2YMhTcT. Voir aussi : https://bit.ly/307trnv.

Mythe : Le gouvernement et les assureurs auront accès à mes dossiers de santé numériques.

Réalité : Au Canada, chaque province et chaque territoire ont adopté des lois sur la protection des renseignements personnels sur la santé. Aux termes de ces lois, le gouvernement et les assureurs ne sont pas autorisés à consulter les renseignements contenus dans vos dossiers de santé numériques qui leur permettraient de vous identifier. Vos données personnelles ne pourraient être divulguées au gouvernement ou aux assureurs que dans des circonstances bien particulières (et uniquement à des fins légitimes), par exemple en cas d'urgence de santé publique, ou si vous avez fourni votre consentement à cet égard.

Pour plus d'information à ce sujet, voir la page : http://bit.ly/1P0XByI.

Mythe : Le Canada a dépensé des milliards de dollars en santé numérique, sans le moindre résultat.

Réalité : Inforoute estime que des avantages d’une valeur globale de 30 milliards de dollars ont été obtenus grâce aux solutions de santé numériques depuis 2007. Ces avantages prennent diverses formes : dépenses évitées par les patients et les membres de leur famille, par exemple en frais de déplacement, hausse de la productivité des cliniciens grâce à l’accès aux outils numériques comme les systèmes d’information de laboratoire, et économies pour le réseau de la santé attribuables, par exemple, aux visites à l’urgence qui sont évitées.

Source : Rapport annuel 2018-2019, Inforoute Santé du Canada.

Mythe : Je n'ai pas le droit d'accéder à mon dossier de santé.

Réalité :  Votre professionnel de la santé est le dépositaire de votre dossier médical et a la responsabilité d’en faire une utilisation et une gestion appropriées. Toutefois, l'information qui s'y trouve vous appartient, et vous avez le droit de la consulter. En fait, 36 % des Canadiens en ont fait la demande, les aînés étant les plus susceptibles de le faire. Vous pouvez présenter une demande d'accès officielle (comme le prévoit la loi), mais bon nombre de dépositaires se feront un plaisir de vous montrer l’information si vous le leur demandez.

Source : Relier les patients pour favoriser leur santé, 2018. Pour plus d’information à ce sujet, voir les pages : https://bit.ly/2KMRSjT et https://bit.ly/33FCNZR.

Dissipons les mythes que vous nous avez soumis

Nous vous avons demandé de nous proposer des mythes sur la santé numérique que nous devrions faire tomber. Voici ceux que vous nous avez soumis.

Mythe : L’efficacité des applications de santé numériques n'a pas été prouvée.

Nous avons demandé au Dr Kendall Ho si les applications de santé numériques étaient réellement efficaces. Lisez sa réponse sur notre blogue.

Mythe : Les médecins qui utilisent des dossiers médicaux électroniques (DME) voient moins de patients par jour que ceux qui utilisent des dossiers papier.

Réalité : Même si la mise en service des DME dans les cabinets de médecins peut en ralentir les activités, des études réalisées au Canada révèlent que les DME ne ralentissent pas le rythme auquel un médecin peut voir ses patients. Une étude, qui examinait les facturations avant et après l’adoption du DME, n’a révélé aucune diminution des facturations ou des paiements versés par le gouvernement pour les consultations. Selon une autre étude, qui portait de son côté sur les finances des cabinets de médecins, des gains d’efficience dans le déroulement du travail se produisaient rapidement dans ces cabinets, à mesure que le temps de travail du personnel était réaménagé : la proportion du temps passé activement par les cliniciens à prendre soin des patients augmentait, tout comme les revenus nets des cliniques. En moyenne, celles ci récupèrent l’investissement consenti pour la mise en service du DME en dix mois.

Les DME procurent aussi des avantages à l’ensemble du réseau de la santé, dont une réduction du nombre de cas de réactions indésirables à un médicament et d’analyses et examens inutilement répétés.

Source : « Effects of implementing electronic medical records on primary care billings and payments: a before–after study: http://bit.ly/2rdqa4Q . », « Return on Investment in Electronic Health Records in Primary Care Practices: A Mixed-Methods Study: http://bit.ly/1u37zTv », « Les nouveaux avantages provenant de l’utilisation du dossier médical électronique dans les cabinets de médecins ─ Résumé »

L’avenir des soins de santé commence par vous. Nous voulons connaître les préoccupations des Canadiens d’un océan à… https://t.co/evF8yuQVT2

par Inforoute,

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