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2020 : Rétrospective sur les soins virtuels

Publié le 22 décembre 2020 par Dr Rashaad Bhyat et Katie Bryski

Ce qui démarque 2020 par rapport aux autres années a déjà été amplement documenté par bien des gens avisés. Retenons simplement que ce fut, de mémoire récente, une année sans précédent et qu’elle a modifié à tout jamais l’univers des soins de santé.

Un jour, 2020 sera vue comme l’année où la santé numérique et les soins virtuels ont connu un tournant décisif. La COVID-19 a suscité un urgent besoin de donner des soins en s’assurant de maintenir une distance avec les gens : il a fallu utiliser plusieurs formes de technologies, depuis les plateformes de vidéoconférence jusqu’aux appareils de télésurveillance des patients, en passant par le bon vieux téléphone, pour offrir des soins virtuels.

Ma collègue Katie Bryski et moi avons eu la chance de discuter avec deux médecins canadiens dynamiques, qui sont aussi deux chefs de file du domaine des soins virtuels. Il s’agit des Drs Natasha Deshwal, une médecin de famille de Bedford, en Nouvelle-Écosse, et Ramana Appireddy, un neurologue de Kingston, en Ontario. Dans le contexte de l’évolution des services cliniques vers les soins virtuels, ils nous ont fait part de leurs réflexions sur l’année qui vient de s’écouler et nous ont donné quelques conseils pour celle qui vient.

Lorsque l’OMS a déclaré que le monde était en situation de pandémie le 11 mars 2020, les professionnels de la santé ont réagi à une vitesse sans précédent pour s’assurer que l’accès de leurs patients aux soins ne serait pas compromis. Du jour au lendemain ou presque, les portes des cliniques se sont fermées afin de contenir la propagation du virus, et des solutions de rechange numériques ont été mises en place. « C’était une période plutôt folle, se remémore la Dre Deshwall. Face aux multiples inconnues dont s’accompagnait la COVID-19, il a fallu modifier de fond en comble nos façons de faire et adopter de toute urgence de nouveaux outils. »

La rapidité avec laquelle des transformations profondes ont été opérées est remarquable. « L’obligation de passer à toute vapeur aux soins virtuels représentait un énorme défi, précise le Dr Appireddy. Mais nous avons été capables de nous adapter en deux à trois semaines. » Tout n’était pas réglé pour autant : « Nous avons énormément appris durant cette période, et nous continuons d’améliorer nos méthodes et nos façons de faire. »

L’adaptation aux nouvelles méthodes de travail – qu’il s’agisse d’apprendre à documenter les consultations virtuelles ou simplement de ne pas oublier de boire un verre d’eau entre les patients – a offert l’occasion de jeter un regard critique sur les pratiques exemplaires de la prestation des soins. Comme l’explique la Dre Deshwall : « Nous avons vraiment dû repenser notre façon de voir la médecine et la façon dont nous l’exerçons; il nous a fallu nous centrer sur ce dont nous avons vraiment besoin, plutôt que sur ce dont nous avons toujours cru avoir besoin, souvent parce que c’est ce qu’on nous a enseigné à exiger. »

Ces leçons auront aussi des répercussions sur les générations de professionnels de la santé futures. Le Dr Appireddy fait remarquer que l’enseignement médical s’est élargi et qu’il porte désormais « non seulement sur les soins cliniques, mais aussi sur ce type de soins dans l’optique de leur prestation virtuelle. » Les nouveaux professionnels de la santé auront besoin de nouvelles trousses d’outils et d’un arsenal de compétences adaptées aux soins virtuels des prochaines générations — une réalité de plus en plus manifeste dans son travail avec les étudiants du premier cycle et de niveau postdoctoral.

À vrai dire, quand on voit ce qui s’est passé cette année, on ne peut que se dire que même si les soins virtuels ne sont pas nouveaux, ils n’en sont encore qu’à leurs balbutiements. À l’orée de 2021 et par la suite, il nous faut travailler main dans la main pour améliorer les outils de santé numériques et en faciliter l’utilisation pour les cliniciens et pour les patients, réduire la fragmentation des soins et offrir un réseau de la santé encore plus axé sur le patient.

Plus important encore, il nous faut nous assurer de n’oublier personne dans notre transition vers les soins virtuels. Nous pourrions, pour la nouvelle année, prendre la résolution de combler le fossé numérique et de veiller à maintenir pour tous un accès équitable au réseau de la santé.

Qu’en pensez-vous? Assurez-vous d’écouter la première partie de notre conversation avec les Drs Deshwal et Appireddy dans un récent balado. Bonne santé, et passez de très joyeuses Fêtes.

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rbhyat 100Le Dr Rashaad Bhyat est responsable de la liaison avec les cliniciens au sein d’ACCÈS Santé, chez Inforoute Santé du Canada. Il est également médecin de famille et s'intéresse tout particulièrement à la santé numérique. Il pratique dans un cabinet de médecine familiale doté d'un DME dans la région du Grand Toronto.

Katie BryskiKatie Bryski est coordonnatrice de l'équipe Engagement et Marketing chez Inforoute Santé du Canada. Elle s’intéresse tout particulièrement aux liens qui existent entre la santé numérique et l’intersectionnalité.

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par Inforoute,

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