Collaboration avec le secteur privé
Le mardi 17 février 2004, Inforoute a conduit une séance d'information par vidéoconférence avec plus de 230 fournisseurs reconnus de solutions d'information sur la santé situés à Toronto, Vancouver, Montréal et Halifax.
Cet événement, tenu sous les auspices de l'Association canadienne de la technologie de l'information (ITAC) et de la Canadian Healthcare Information Technology Trade Association (CHITTA), a permis à Inforoute de décrire son mandat, son plan d'affaires, les développements concernant ses programmes et projets, ainsi que ses processus de mobilisation.
La présentation faite au cours de la vidéoconférence est disponible et peut être téléchargée.
Période des questions
Question 1
Avez-vous pensé à établir une base de données à l'intention des ressources du secteur privé, qui permettrait à vos partenaires et aux autres intervenants de communiquer entre eux sur des questions comme la pénurie de ressources humaines et techniques, par exemple? Serait-ce un bon moyen de relier les gens entre eux?
- Wayne Bell - président-directeur général, Digitial Group of Telehealth Companies
Réponse 1
En ce qui concerne la base de données sur les ressources du secteur privé utilisée pour les investissements en télésanté, nos partenaires sont répertoriés dans les juridictions et pourraient avoir déjà quelques ressources en place. À mesure que nous progresserons dans le domaine de la télésanté, nous réviserons les ressources. Nous examinerons les ressources disponibles et constituerons une base de données au fil du temps. Vous trouverez que certaines juridictions, comme celles situées au nord du 60e degré, ont déjà choisi quelques-uns de leurs partenaires et ont demandé à Inforoute de jouer le rôle de catalyseur.
- Susan Hyatt ? v.-p., Partenariats et alliances, Inforoute
Question 2
Y aura-t-il une mise à jour du plan architectural publié au premier trimestre de l'année civile?
- Heather Jones ? Oracle Healthcare
Réponse 2
Nous devons mettre à jour les exigences de données quant à la confidentialité et à la sécurité. Nous demanderons des fonds au Conseil d'administration pour accomplir cette tâche. Nous prévoyons accéder, en mode descendant, jusqu'à un nouveau niveau de détail afin de préciser les diverses interactions entre les composantes et de définir les composantes de façon un peu plus détaillée du point de vue fonctionnel, de manière que nous sachions exactement quels services chacune des ces composantes doit fournir.
- Dennis Giokas ? chef de la technologie, Inforoute
Question 3
Présenterez-vous un organigramme?
- Heather Jones ? Oracle Healthcare
Réponse 3
Nous avons subi une réorganisation intensive au cours de l'été et nous avons maintenant atteint un état stable. Un organigramme sera présenté sur le Web.
- Myrna Francis ? présidente-directrice générale intérimaire, Inforoute
Question 4
Pouvez-vous donner plus de détails sur les outils collaboratifs qui seront mis à la disposition des membres du secteur privé? IRIS, par exemple?
- Heather Jones ? Oracle Healthcare
Réponse 4
Pour ce qui a trait aux normes, nous aimerions créer un outil qui peut servir à deux usages :
Vérifier l'interopérabilité et la conformité à une norme donnée. Fournir à tous les développeurs du secteur public ou privé des mécanismes faciles pour retirer les routines et pour savoir comment créer et décomposer les messages HL7 et les intégrer à leurs applications, de manière qu'ils n'aient pas à se soucier de la structure réelle du message. Nous menons actuellement un projet pilote sur le registre des clients et, selon le succès que remportera ce programme, nous déciderons s'il vaut la peine ou non de l'étendre. Restez à l'affût des nouvelles à ce sujet.
- Dennis Giokas ? chef de la technologie, Inforoute
Question 5
Tenez-vous compte de facteurs géographiques dans la répartition des investissements ou procédez-vous en allant à l'endroit où se trouve la solution pour l'élaborer et la développer sans tenir compte de l'aspect géographique?
- Paul Hill, MediSolution
Réponse 5
Aucune décision d'investissement, sur la somme de 224 M$, n'a été prise en fonction de motifs politiques ou géographiques. C'est ainsi que nous avons établi notre modèle de fonctionnement. L'avantage, c'est qu'il y aurait des activités dans l'ensemble du pays pendant le délai de six ans qui nous a été donné.
-Myrna Francis ? présidente-directrice générale intérimaire, Inforoute
Question 6
Pensez-vous que le premier contrat conclu dans une région donnée pourrait conférer un avantage ou un désavantage indu? Comment entendez-vous maintenir un marché concurrentiel?
- Personne anonyme
Réponse 6
Il y aura des regroupements. Par exemple, s'il y a quatre ou cinq grands fournisseurs de systèmes PACS, les hôpitaux décideront qui et quoi ils désirent, c'est à eux que vous devez vendre vos produits. C'est vous qui décidez comment faire face à la concurrence. Dans notre investissement, nous déterminerons ce que nous aimerions investir dans une solution PACS partagée avec un certain nombre d'établissements. De votre côté, vous décidez de quelle façon vous voulez modifier votre offre de produits pour mieux répondre aux exigences de l'investissement. Celui qui vend à l'organisation obtient le contrat, mais nous exigerons le respect des normes.
- Myrna Francis ? présidente-directrice générale intérimaire, Inforoute
Question 7
En télésanté, quels sont les plans d'Inforoute à l'égard des normes?
- Directeur, Société canadienne de télésanté
Réponse 7
Dans chacun des divers secteurs d'investissement, les normes jouent un rôle important, car l'industrie n'a pas encore de normes. Les investissements seront orientés vers l'élaboration de normes en télésanté et soutiendront le travail déjà en cours.
- Myrna Francis ? présidente-directrice générale intérimaire, Inforoute
Question 8
Pour les investissements dans les projets, y a-t-il des règles concernant les droits de propriété intellectuelle? Inforoute a-t-elle une quote-part de ces droits, ou sont-ils partagés entre les fournisseurs et les commanditaires initiaux des projets?
- Steve Papagiannis, CA, Toronto
Réponse 8
Inforoute n'aura pas de droits de propriété intellectuelle. Inforoute interviendra ponctuellement pendant que les fournisseurs, les provinces et d'autres juridictions poursuivront les travaux. Inforoute a investi dans certains projets où trois ou quatre provinces travaillaient ensemble depuis quelque temps pour élaborer une solution et détenaient déjà les droits de propriété intellectuelle. Cela signifie que tous les gouvernements du Canada peuvent avoir cette propriété intellectuelle.
Quand vous prenez en considération la propriété intellectuelle commerciale, vous entrez dans le domaine des Partenariats et alliances. Une partie de la négociation d'un accord bilatéral porte sur les règles concernant la propriété intellectuelle, les prix, les concessions de licences, etc. En supposant, évidemment, qu'il s'agit d'une solution reproductible.
Comme nous représentons le marché national, nous interviendrons de façon énergique en ce qui concerne les accords sur les droits de permis nationaux, les meilleurs prix et les frais de structuration qui sont propres au Canada par rapport aux mesures commerciales des États-Unis.
- Myrna Francis ? présidente-directrice générale intérimaire, Inforoute
Ajout de Sue Hyatt :
Tous les trimestres, nous tenons des réunions de collaboration avec les directeurs des ressources informationnelles (DRI) sur la santé de toutes les juridictions. Nous dialoguons avec eux afin de les amener à considérer le marché à l'échelle canadienne et non seulement régionale.
Commentaire de Steve Papagiannis :
Il pourrait y avoir une distribution internationale.
Commentaire de Myrna Francis :
Des progrès sont accomplis :
- Normes mondiales.
- Marché des solutions globales.
- L'intégration est la clé du succès.
- Le fournisseur peut faire d'importantes économies d'échelle et profiter de grands avantages sur le coût des ventes.
La question que je vous pose est la suivante :
Quelles concessions peuvent faire les fournisseurs?
Quelle est la contrepartie?
Question 9
En ce qui concerne le modèle des partenariats et alliances, quelle rôle y jouent les établissements universitaires?
- Lisa Meginbir, BCIT, Vancouver
Réponse 9
Le principal problème pour lequel nous avons tous besoin d'aide est : comment accroître la capacité en informatique de la santé? Il faut que les secteurs public, privé et universitaire unissent leurs efforts, comme ils l'ont déjà fait dans d'autres domaines pour répondre au besoin de capacité. Nous commençons actuellement à élaborer une stratégie par l'entremise de l'équipe des alliances avec l'industrie, qui fait partie de mon groupe. Myrna a déjà tenu des réunions avec le milieu universitaire, mais nous avons besoin d'un apport plus important. Cette question fait partie du programme de COACH, et nous aimerions travailler en partenariat avec vous et avec d'autres organisations pour établir un plan d'action canadien.
- Susan Hyatt ? v.-p., Partenariats et alliances, Inforoute
Question 10
Comment allez-vous décider quel ensemble de données ou quelle forme de dossier serviront aux divers usages? Adopterez-vous une sorte de modèle XML dynamique? Les fournisseurs « premiers entrés » essaieront d'établir un code ou des définitions « maison » comme norme. Comment ferez-vous pour instaurer des règles de jeu équitables?
- Peter Odehnal, Health Dynamics, Vancouver
Réponse 10
Les fournisseurs définiront les priorités du DSE en matière de données. C'est à eux que cela incombe. Nous sommes conscients des problèmes de terminologie et maintenons l'uniformité sémantique entre les divers systèmes. Nous recherchons des technologies qui pourraient rendre cela possible, et ces outils seraient intégrés à la couche d'accès à l'information sur la santé (CAIS) pour créer des abstraction de données pour ces applications. XML serait utile, mais il ne constitue pas une solution complète. Quant à la question des vendeurs « premiers entrés », nous voulons promouvoir des règles de jeu équitables, ouvertes et transparentes.
- Dennis Giokas ? chef de la technologie, Inforoute
Question 11
En ce qui concerne le programme PIN de l'Alberta et les normes qui régissent le financement, quelqu'un croit-il que ce projet sera mis en œuvre dans l'ensemble du pays? Deux choses me préoccupent :
- La base de données sur les médicaments choisie est First Data Bank. Croyons-nous qu'elle sera adoptée par toutes les provinces canadiennes?
- Au chapitre de l'architecture, le dossier médical électronique (DME) est relié au réseau selon des définitions architecturales spéciales qui semblent plutôt propres à cette initiative. Croyez-vous que cette méthode deviendra la norme « de fait » pour le reste du Canada?
- Dr. Fernand Taras, Purkinje, Montréal
Réponse 11
Le programme PIN sera-t-il le seul système d'information sur les médicaments mis en œuvre dans l'ensemble du pays?
Non. Dans tous les secteurs d'investissement, nous prévoyons obtenir environ trois solutions. Par exemple, en imagerie diagnostique, il y aura autant de solutions qu'il y aura de fournisseurs de systèmes PACS. Il y aura plusieurs solutions dans le secteur des systèmes d'information sur les médicaments. Lorsque vous vendez à vos acheteurs habituels, ces derniers veulent faire des choix, ils ne veulent pas qu'on leur propose une seule solution prête-à-l'emploi. Ce que nous garantirons, c'est que les diverses solutions prêtes-à-l'emploi offertes répondent aux normes pertinentes. L'objectif n'est pas de créer des monopoles mais d'assurer la concurrence. Pour ce qui a trait aux détails d'un programme, je vous suggère de communiquer, par exemple, avec un directeur de programme comme Paul Tier, qui travaille au sein du groupe des systèmes d'information sur les médicaments. À propos de la possibilité que le programme PIN devienne une norme « de fait », un projet de normes est en cours en ce qui concerne les médicaments. Nous recherchons des normes pouvant être mises en œuvre à l'échelle du Canada et non pas une norme « de fait ».
- Myrna Francis ? présidente-directrice générale intérimaire, Inforoute
Suite au commentaire de M. Taras :
C'est difficile pour les fournisseurs lorsque nous devons satisfaire à toutes les exigences de toutes les juridictions en matière de normes, dans un marché fragmenté.
Réponse, Dennis Giokas :
Une partie de la valeur ajoutée que nous offrons est la création d'une base de normes, de manière que vous n'ayez à élaborer qu'un seul ensemble de normes certifiables par rapport aux autres produits auxquels vous pourriez avoir à les intégrer. De plus, pour avoir droit aux investissements d'Inforoute, les juridictions doivent également respecter les même normes.
Commentaire de Myrna Francis :
Nous croyons que les normes nationales canadiennes pourraient devenir les normes mondiales. D'autres pays, comme le Royaume-Uni, travaillent aussi à l'élaboration d'un DSE et commencent à penser à des normes mondiales.
Question 12
Vous avez parlé d'exporter les normes d'Inforoute ailleurs dans le monde, alors que des initiatives axées sur la norme IHE, menées depuis cinq ans, sont en train de s'étendre à l'échelle internationale. Au cours de l'année prochaine, cette norme dépassera l'imagerie diagnostique pour s'étendre à la pharmacologie et aux résultats des analyses de laboratoire. Quelle est votre position au sujet de la norme IHE? Personne anonyme, Montréal
Réponse 12
Nous appuyons fortement la norme IHE. Sue a parlé tout à l'heure de financement par étapes (gated funding), et il y a des étapes de financement dans nos investissements actuels, de manière que les solutions déployées à Thames Valley and Fraser Health soient conformes à la norme IHE. Un membre de mon personnel s'intéresse activement à ce sujet, est très bien informé, contribue à déterminer l'orientation future et participe à divers forums tels que HIMSS. Nous pensons que le soutien que nous accordons à IHE montre l'importance que nous attachons aux normes.
- Dennis Giokas ? chef de la technologie, Inforoute
Question 13
J'aimerais faire quelques commentaires sur la modification des méthodes commerciales. Nous, les fournisseurs, n'aimons pas le processus de demande de soumissions ou de demande d'information en général, mais il y a un autre problème en ce sens que la fonctionnalité du produit est définie par le processus de demande de soumissions ou de demande d'information. Il n'y a aucune collaboration réelle avec les fournisseurs ou les dispensateurs de soins médicaux. Quel est votre opinion à cet égard? De plus, pouvez-vous faire quelques commentaires sur les essais de conformité ou l'homologation des produits, des essais qui porteraient non seulement sur les normes, mais aussi sur la fonctionnalité de ces produits et qui intéresseraient tous les intervenants pour avoir une approche collaborative plutôt que cette approche unidirectionnelle.
Que pensez-vous de cette question et de la création d'un organisme national d'essai de conformité? Dennis Niebergal, président-directeur général, Clinicare
Réponse 13
Mike Rigo vient de se joindre à nous. Il viendra vous parler de ce que requièrent et veulent les fournisseurs. Une partie de notre engagement envers vous consiste à comprendre comment vous souhaitez faire des affaires avec nous.
Si nous pouvons prendre des mesures pour faciliter les choses, engageons un dialogue. - Susan Hyatt ? v.-p., Partenariats et alliances, Inforoute
Commentaire de Dennis Giokas :
Nous ne pouvons pas indiquer aux juridictions comment fournir les soins de santé et quelle devrait être leur politique à cet égard. Par conséquent, nous avons dû travailler rondement pour élaborer l'architecture d'une solution qui pourrait répondre aux besoins de l'ensemble de l'entreprise. Une solution qui pourrait fonctionner en tenant compte des particularités de chaque juridiction, non seulement entre les juridictions, mais au sein des juridictions, à différents niveaux allant du ministère aux médecins de premier secours.
Lorsque nous parlons de respect et de conformité, c'est au niveau de l'interopérabilité ou de l'intégration, où diverses composantes doivent être intégrées. Et l'exemple que j'utilise pour illustrer ce point est souvent la politique de protection des renseignements personnels.
- Je peux m'attendre à ce qu'une composante me donne un des trois résultats suivants :
- Oui, j'ai accès à ces données.
- Non, je n'ai pas accès à ces données.
- Erreur dans la demande.
La politique qui sous-tend ce message, c'est que ce sont les juridictions qui doivent décider, et non Inforoute . Nous vérifierons la conformité et le respect à ce point d'intégration, mais nos outils ne vérifieront pas toutes les autres nuances de la politique.
Nous laisserons cette tâche à nos partenaires, et s'il y a des différences entre les juridictions, il leur incombera d'imaginer et d'établir comment définir et vérifier ces différences.
Commentaires de Myrna Francis :
Nous avons trouvé un élément positif, mais dont l'efficacité reste à démontrer, c'est-à-dire l'approche collaborative. C'est une nouvelle approche qui n'a pas encore été utilisée au Canada. Elle commence à porter ses fruits. L'une des activités dont Sue Hyatt est le fer de lance consiste à réunir les DRI de tous les gouvernements du pays. L'objectif de départ était de les informer à titre de « clients ».
Ces réunions offrent d'autres avantages : les DRI prennent conscience que quelqu'un peut avoir fait le plus gros du travail pour régler un problème, comme les essais de conformité à un niveau local, par exemple, et grâce au forum, les autres juridictions peuvent maintenant connaître les expériences menées ailleurs et en tirer des leçons. En travaillant ensemble, ils s'aperçoivent qu'ils peuvent commencer à passer à l'action tout en gagnant du temps et en épargnant de l'argent (p. ex. : les essais de conformité effectués sur les applications installées dans l'ordinateur du médecin, activité à laquelle Inforoute ne devrait pas participer). Si une juridiction a pris de l'avance, il existe maintenant un forum pour commencer à partager l'information et l'expérience. Vous verrez que s'il y a de la valeur à partager, les progrès seront rapides.
Lorsque ce processus aura évolué pendant les 12 prochains mois et que les juridictions le connaîtront mieux, il est possible qu'une approche nationale soit établie pour les normes de conformité. Cela pourrait arriver non en raison d'un mandat, mais parce qu'il y a maintenant un véhicule national qui n'existait pas avant. C'est bon pour les fournisseurs.
Commentaires de Sue Hyatt :
Au forum des DRI et aux autres réunions de discussion fédérales ou provinciales auxquelles Inforoute participe, les échanges sont bidirectionnels. S'il y a des messages ou des questions que vous voulez formuler pour accélérer ce changement, ou des questions que vous aimeriez poser au niveau national, nous serons très heureux de présenter ces questions ou commentaires du point de vue d'un fournisseur. Comme elle travaille avec les secteurs public et privé, Inforoute peut agir comme intermédiaire impartial en organisant des forums où les échanges d'information et la collaboration sont possibles.
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