Progrès du dossier de santé électronique (DSE) au Canada
À propos d’Inforoute Santé du Canada
Inforoute Santé du Canada (Inforoute) est une organisation indépendante, à but non lucratif, financée par le gouvernement fédéral. Nous travaillons avec l’ensemble des provinces et des territoires pour accélérer l’élaboration et l’adoption des systèmes de dossier de santé électronique (DSE) au Canada.
À vrai dire, nous ne créons pas les systèmes ni ne réalisons les projets – nous investissons dans ceux-ci. Notre rôle consiste en fait à établir des normes nationales (par exemple pour que les nombreux systèmes partout au Canada puissent tous communiquer les uns avec les autres), à définir la vision, les objectifs et les stratégies que tous peuvent réaliser et à investir dans des initiatives solides et réussies.
Pourquoi sommes-nous ici
Les experts, partout dans le monde, conviennent que l’adoption des DSE procure d’énormes avantages, notamment des soins améliorés et accélérés pour les patients et des économies de temps et d’argent pour les réseaux de soins de santé.
Toutefois, l’expérience à l’échelle mondiale montre également que la tâche est colossale. Il faut beaucoup de temps et d’efforts pour créer des systèmes sécurisés complexes et inciter tous les professionnels de la santé à les adopter.
Voilà pourquoi Inforoute est ici – pour décider de l’orientation générale pour le pays et pour aider les provinces et les territoires à accomplir le travail.
Pourquoi est-ce important
Parce que la mise en place de systèmes de DSE adéquats permettra à vous et à votre famille d’obtenir les soins de santé de haute qualité dont vous avez besoin, à l’endroit et au moment où vous en avez besoin.
Au lieu d’avoir leurs dossiers médicaux éparpillés un peu partout, les Canadiens auront accès à tous leurs renseignements médicaux au même endroit. Cela veut dire moins de temps d’attente pendant qu’on recherche ou qu’on demande vos dossiers... pas de répétition inutile des examens et des traitements... pas d’erreurs comme la prescription de médicaments qui entraînent des interactions dangereuses avec vos autres médicaments... et l’accès complet à vos dossiers où que vous alliez au Canada, en tout temps.
Étant donné que les systèmes de DSE améliorent l’efficacité des réseaux de soins de santé, ils réduisent la charge de travail des professionnels de la santé, ce qui leur permet de voir un plus grand nombre de patients et de consacrer plus de temps à prodiguer des soins.
Nous pourrons bénéficier de cet environnement de soins de santé plus efficace, plus rapide et moins coûteux si nous relevons le défi de créer et d’adopter les DSE à l’échelle du Canada.
Comment finançons-nous les projets
Les provinces et les territoires nous présentent des projets précis pour lesquels ils sollicitent une aide financière (nous finançons jusqu’à 75 pour cent des projets qui ont été retenus). Nous évaluons les projets, et s’ils répondent à nos stratégies et à notre architecture technologique, nous négocions des accords de financement particuliers.
Nos règles sont exigeantes : aucun financement n’est consenti si les résultats convenus ne sont pas obtenus. Nous établissons des tarifs maximaux pour les services de consultation et un budget pour chaque projet. Si les honoraires des consultants dépassent nos limites, ou si les coûts du projet sont plus élevés que ce qui a été convenu, nos efforts en vue de plafonner ces dépenses permettent de protéger l’investissement du gouvernement fédéral.
En général, nous versons 20 pour cent du financement au départ comme mise de fonds initiale; nous versons ensuite une autre tranche de 30 pour cent durant la phase de développement, à condition que les jalons du projet soient atteints; et nous versons les 50 pour cent restants une fois que les systèmes ont été adoptés et sont utilisés. Nous ne finançons pas d’activités ni de réseaux (nous n’avons pas, par exemple, conclu de contrats avec l’Agence des systèmes intelligents pour la santé de l’Ontario). Nous investissons seulement dans les projets particuliers qui nous rapprochent de notre objectif de doter tous les Canadiens d’un dossier de santé électronique.
Comment protégeons-nous l’argent des contribuables
Bien que nous ayons reçu du gouvernement fédéral des fonds totalisant 1,6 milliard de dollars à ce jour, nous n’avons dépensé qu’environ la moitié de cette somme jusqu’ici. La raison pour cela est que nous respectons les règles exigeantes décrites ci-dessus – nous finançons seulement les projets qui satisfont à nos critères rigoureux et nous retenons la moitié des fonds jusqu’à ce que nous ayons les preuves que les technologies sont utilisées.
Nous travaillons en outre avec les fournisseurs afin de réduire les coûts. Par ailleurs, nous facilitons le transfert du savoir entre les administrations afin de les encourager à échanger les meilleures pratiques.
La vérificatrice générale du Canada a récemment fait rapport de nos activités et a conclu qu’Inforoute a fait de grandes réalisations, que nous avons mené nos activités dans le strict respect des fonds publics et que nous avons de bons systèmes en place pour gérer les projets et les fonds.
Nos objectifs ambitieux
La vision d’Inforoute est de permettre à tous les Canadiens de bénéficier des avantages éprouvés des dossiers de santé électroniques : améliorer la qualité et l’accessibilité des soins tout en réduisant les temps d’attente et les coûts.
Nous avons établi deux objectifs précis pour accomplir cette mission. Tout d’abord, l’ensemble des provinces et des territoires ainsi que les populations qu’elles servent bénéficieront d’ici 2010 de nouveaux systèmes d’information sur la santé qui aideront à moderniser leur réseau de santé. Cet objectif est en voie d’être atteint.
Le deuxième objectif est une invitation à passer à l’action. Celui-ci prévoit que « d’ici 2010, les professionnels autorisés pourront accéder facilement au dossier de santé électronique de 50 pour cent des Canadiens (et de tous les Canadiens d’ici 2016) à qui ils fournissent des soins. »
Nous savons que ces objectifs sont ambitieux. Nous visons haut dans un but précis : celui d’encourager tous les intervenants à agir rapidement, à contribuer leurs meilleurs efforts et à travailler de façon intelligente. Bien que certains retards soient possibles alors que les provinces obtiennent du financement ou modifient leurs lois pour permettre la mise en œuvre des DSE, et que les professionnels de la santé s’adaptent aux nouveaux systèmes, nous continuerons à travailler sans relâche afin d’atteindre nos jalons.
En ce qui a trait au deuxième objectif, celui-ci avait déjà été atteint à hauteur de 17 pour cent au 31 mars 2009 et nous devrions être à 38 pour cent au 31 mars 2010. À la fin de 2010, nous devrions atteindre – ou être très près – de notre objectif de 50 pour cent. Il s’agit d’un effort collectif et, avec nos partenaires des provinces et des territoires, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour atteindre nos objectifs.
Nous réalisons des progrès réels
Tout d’abord, Inforoute travaille depuis un certain temps avec des experts provenant de tous les coins du pays et de tous les domaines de la santé, ainsi qu’avec tous les gouvernements, pour établir des normes et des politiques sensées. Cet effort nous a aidés à élaborer une architecture pancanadienne qui permet à chaque gouvernement de mettre en place un système qui répond à ses besoins tout en s’assurant qu’il s’intégrera à un réseau transparent à l’échelle du pays.
Inforoute a en outre contribué au financement de systèmes vitaux de registres et de dépôts, qui accueilleront les données sur la santé des Canadiens. Les patients ne peuvent pas voir ou toucher ces systèmes, mais ces derniers sont absolument essentiels pour les prestateurs de soins de santé. Chaque province et territoire canadien a mis en place quelques-uns de ces systèmes, tandis que l’Alberta et l’Île-du-Prince-Édouard ont déjà mis en œuvre les principaux aspects des DSE.
Jusqu’à ce jour, nous avons contribué au développement ou à l’achèvement de près de 300 projets de DSE partout au Canada. Les résultats améliorent la qualité des soins de santé, réduisent les temps d’attente, empêchent les erreurs dangereuses et coûteuses, améliorent l’accès dans les collectivités éloignées et rurales et diminuent les coûts pour les contribuables.
Par exemple :
- Grâce aux systèmes dans lesquels nous avons investis, près des trois quarts des radiographies, des IRM et des autres images médicales au Canada ont été remplacées par des images numérisées qui coûtent moins cher à produire, sont plus faciles à stocker et peuvent être consultées par des professionnels de la santé à différents endroits en tout temps. Grâce à ces images numérisées, la productivité des radiologistes a augmenté d’environ 23 pour cent, ce qui a entraîné des économies d’environ un milliard de dollars par année et permis aux patients d’obtenir leurs examens et traitements plus rapidement.
- En Colombie-Britannique, nous procédons à la mise à niveau et à l’amélioration du système PharmaNet existant qui permet aux pharmaciens d’avoir accès électroniquement aux dossiers médicaux complets. L’an dernier, ce système a permis d’éviter 2,5 millions d’interactions médicamenteuses potentielles qui auraient pu entraîner des complications graves ou même le décès.
- En Alberta, le système WebSMR que nous avons contribué à financer a amélioré le délai de production des rapports post-opératoires, qui est passé d’un mois dans la plupart des cas à moins d’une heure 91 pour cent du temps. Voilà une percée importante dans les soins post-opératoires.
- En Ontario, le soutien d’Inforoute a permis de créer et d’étendre le nouveau Réseau Télémédecine Ontario, de sorte que plus de 2 000 professionnels de la santé offrent maintenant des soins à plus de 660 collectivités rurales et éloignées et autochtones dans l’ensemble de la province.
Nous sommes heureux de dire que ce sont là seulement quelques exemples de la façon que notre soutien des DSE améliore les soins de santé partout au pays. Voir d’autres exemples des résultats concrets que produisent déjà les DSE.
Il reste beaucoup à faire
Nous mettons en place un système qui va transformer le mode de prestation de soins de santé au Canada. Cette tâche est énorme et très complexe; on pourrait facilement la comparer à la construction de la Transcanadienne ou du chemin de fer national.
Les gens mentionnent souvent l’industrie des services financiers comme un bon exemple à suivre. Il faut se rappeler, toutefois, qu’il a fallu de dix à vingt ans pour que les innovations comme le guichet automatique, les cartes de crédit et les services bancaires en ligne soient utilisés par une partie importante de la population.
Partout dans le monde, malgré tous les efforts déployés à l’égard du DSE, il a fallu en moyenne de dix à quinze ans pour passer de la conception à la mise en œuvre, et ce, même dans les pays moins populeux ou beaucoup plus petits en superficie et dans ceux qui dépensent beaucoup plus d’argent sur les DSE par habitant.
Étant donné que chacune des provinces et chacun des territoires contrôlent leur propre réseau de santé, le succès dépend de la collaboration des 14 gouvernements. Et c’est justement ce qu’ils font, en montrant que tous comprennent à quel point les DSE sont importants pour améliorer les soins de santé de tous les Canadiens.
Ensemble, nous avons fermement l’intention de mettre en place le meilleur réseau de soins de santé possible – un réseau qui est accessible à l’endroit et au moment où vous et votre famille en avez besoin, qui procure des soins de haute qualité et qui ne gaspille pas l’argent des contribuables.
Les dossiers de santé électroniques permettent d’atteindre tous ces objectifs, et Inforoute Santé du Canada est fière de jouer un rôle clé dans cet effort.


